|
|
le pays de nos ancêtres, une terre chargée d'histoire depuis la nuit des temps... |
![]()
|
Un voyage dans la préhistoire |
|
Surplombant les Eyzies, "l'homme primitif" du sculpteur Paul Dardé |
Cette contrée peuplée depuis 450 000 ans, a vu la présence des Homo erectus (ou Acheuléens, depuis 450 000 ans), puis des hommes de Néanderthal (ou du Moustier depuis 100 000 ans), et enfin des Homo sapiens sapiens (depuis 35 000 ans), dont le plus récent (25 000 ans), découvert aux Eyzies en 1868, porte le nom célèbre en Périgord de Cro Magnon. |
Grotte de Lascaux (Montignac) |
Nombreux sont les abris-sous roche, grottes ornées de gravures ou de peintures tout au long de la vallée de la Vézère, déclarée patrimoine de l'humanité par l'UNESCO. Environ 200 sites répertoriés, Les Eyzies, La Madeleine, Le Moustier, Lascaux....évoquent la formidable évolution jusqu'à l'homme moderne. |
![]()
De l'Antiquité à la révolution |
|
Les Pétrocores : le plus ancien peuple connu du Périgord |
C'était une tribu gauloise, dont le nom signifie les quatre armées, de petru- « quatre » et corii « l'armée » et qui a laissé son nom au Périgord et à la ville de Périgueux. Leur territoire correspondait sensiblement à l'actuel département de la Dordogne. Paysans, ils savaient travailler le fer. |
La domination de Rome
|
Le Périgord n'eut pas dans la résistance de la Gaule à la conquête romaine une part très importante: les Prétocores envoyèrent 5000 hommes à Vercingétorix. On trouve encore quelques camps, témoins de cette époque, qui ont gardé le nom de "camps de César". En 52 av J.-C., la Gaule passe sous la domination de Rome. En 16 av J.-C., l'empereur Auguste crée la province d'Aquitaine formée de 21 circonscriptions administratives ou cités. Le territoire des Prétocores devient alors une cité de la province romaine avec comme chef-lieu Vesunna. On retrouve des vestiges de cette époque à Périgueux. |
Des invasions successives
|
Au début du Vème siècle, une ruée de peuples germaniques. Le Périgord resta soumis aux Wisigoths pendant une centaine d'années jusqu'à la victoire de Clovis. Puis au VIIIème siècle, invasion arabe, arrêtée à Poitiers par Charles Martel. Au IXème siècle, invasion normande.... |
Les premiers comtes |
Pour se protéger, les comtes et seigneurs construisirent sur les hauteurs, au tournant des rivières des châteaux forts. Le premier comte du Périgord fut nommé par Charlemagne. |
Le Périgord , province anglaise
|
Le comté du Périgord passa sous la dépendance du duché d'Aquitaine, puis en1152 sous la dépendance de l'Angleterre par le mariage d'Aliénor D'Aquitaine avec le futur roi d'Angleterre, Henri II Plantagenet. Le roi d'Angleterre ajouta à ses possessions la dot d'Aliénor et devint ainsi, en tant que duc d'Aquitaine, vassal du roi de France. Entre le vassal et le suzerain, une série de guerres allaient commencer provoquées sous divers prétextes. L'Anglais était devenu l'ennemi héréditaire. Les comtes du Périgord s'associèrent alors à tous les efforts qui furent tentés pour arracher le sol français à l'occupation étrangère. Au XIIIème siècle, des bastides furent construites à la fois par les français (Eymet, Villefranche-du-Périgord, Domme) et par les anglais (Lalinde, Beaumont, Monpazier). Les rois de France et d'Angleterre eurent ainsi leurs propres places fortes. En 1337, la guerre de cent ans fut déclenchée à cause d'une querelle dynastique pour la succession du roi de France Charles IV le Bel. Le roi d'Angleterre, petit fils de Philippe le Bel, pouvait prétendre au trône de France, mais Philippe VI de Valois lui fut préferré pour des raisons nationalistes. Les principales villes du Périgord opposèrent aux Anglais une vive résistance, parfois triomphante. Il n'y eut pas en Périgord de grandes batailles livrées, mais une série d'escarmouches, d'attaques de villes, une guerre de brigands, tantôt Anglais, tantôt Français ayant pour seul but le pillage. Mais en 1360, le traité de Brétigny signé par le roi Jean, vaincu à Poitiers, abandonna le Périgord au roi d'Angleterre, qui la plaça en 1362 sous l'autorité de son fils, Edouard de Woodstock, surnommé le Prince Noir. Mais lorsque celui ci réclama des subsides plus élevés, le Périgord tout entier se souleva contre la domination anglaise! et la guerre recommença, coupée de trêves pour permettre aux habitants de lever leurs récoltes sans danger.... Ce fut une succession de prises et de reprises de villes, de bourgs et de châteaux, et l'état de guerre était à peu près permanent, et ajoutée à cela, la peste ravagea le pays. Enfin le 17 juillet 1453, fut livrée la bataille de Castillon qui termina la guerre de cent ans. |
| Les guerres de religion | Les premiers troubles que causa l'introduction du protestantisme en Périgord, se transformèrent en huit guerres civiles entre catholiques et protestants. Ces guerres ravagèrent le Périgord entre 1562 et 1593, date à laquelle Henri IV abjura le protestantisme. |
La révolution |
Avant la réunion des Etats généraux, représentation des trois ordres, Noblesse, Clergé et Tiers-Etat, des cahiers de doléances furent préparés pour les transmettre aux députés de chaque ordre. Ces cahiers, rédigés dans chaque paroisse, mettaient l'accent sur la pauvreté de la région, sur son isolement à cause du mauvais état des routes, sur le poids des impôts royaux, sur celui de la dîme et sur la charge des droits seigneuriaux. Cette situation décrite dans les cahiers de doléances en 1789 existait depuis longtemps en Périgord et avait généré au cours des siècles précédents, plusieurs révoltes paysannes, les révoltes des Croquants. Plus que la prise de la Bastille, la nuit du 4 août 1789 qui a conduit à l'abolition des droits féodaux et seigneuriaux a suscité l'enthousiasme en Périgord. Les difficultés de la mise en application de ces réformes ont entraîné des mouvements paysans qui avaient comme objectifs premiers de faire disparaitre tous les symboles de l'autorité seigneuriale. Les bancs d'église ont été brûlés, les girouettes des châteaux et mesures à grains des rentes seigneuriales furent enlevées et exposées sur des grands arbres, les mais, annonçant la nouvelle liberté des habitants.
|
![]()
|
La formation du département de la Dordogne |
|
L'Assemblée nationale, dès le mois de septembre 1789 s'était occupée de la division de la France en départements. Le Bordelais, le Libournais et l'Agenais cherchèrent à devenir les centres des nouvelles circonscriptions territoriales et à enfermer dans les leurs les lambeaux du Périgord.....Il y eût une agitation très vive .... et le Périgord ne fut pas partagé. Le nouveau département reçu le nom de département du Périgord; il fut divisé en neuf districts qui comprirent des cantons comprenant à leur tour des paroisses; il y eût en tout 76 cantons et 696 paroisses. Les chefs-lieux des districts étaient Périgueux, Sarlat, Bergerac, Nontron, Excideuil, Montignac, Ribérac, Belvès, Montpon et Mussidan et le département eut 3 chefs-lieux, Périgueux, Sarlat et Bergerac. Presqu'aussitôt, l'Assemblée nationale révisa son travail; elle annula son décret donnant aux départements les noms des anciennes provinces. Certains députés proposèrent de leur attribuer ceux de leur ville principale, d'autres de les numéroter; finalement on s'arrêta à une dénomination géographique et sur l'avis de ses députés, le département du Périgord devint, par décret du 26 février 1790, le département de la Dordogne; et plus tard, le 11 septembre 1791, un autre décret fixa son chef-lieu à Périgueux. J-J Escande, Histoire du Périgord |
La Dordogne aujourd'hui...
![]()
|
Un peu de géographie |
|
|
Géographiquement, la Dordogne se situe à l'est du continent européen, dans le Sud-Ouest de la France. Ses limites, qui se confondent avec celles du Périgord, touchent les pays girondins et charentais à l'ouest, le Limousin et le Quercy à l'est et l'Agenais au sud. Le territoire périgourdin se situe donc à mi-chemin entre l'océan et le Massif Central, position de transition qui lui confère un climat tempéré. Longitude : comprise entre 0°3' Ouest et 1°25' Est. Latitude : comprise entre 44°35' et 45°42' Nord, à la même latitude que Montréal et Vladivostok. La Dordogne se trouve donc au croisement de deux lignes symboliques du globe terrestre: le 45° parallèle, à égale distance du Pôle Nord et de l'Equateur et le méridien de Greenwich, référence du temps universel.
La rivière Dordogne: Elle prend sa source au Puy de Sancy, et tout au long de ses 483 km traverse six départements et 173 communes, et se jette dans l'estuaire commun avec la Garonne au bec d'Ambès. En Dordogne, elle traverse Carlux, Domme, La Roque-Gageac, Beynac-et-Cazenac, Saint-Cyprien, Le Buisson-de-Cadouin, Lalinde et Bergerac.
|
La Dordogne vue depuis le Cingle de Trémolat |
![]()
|
Quelques chiffres |
|||||||
|
Superficie : La Dordogne occupe une superficie de 9260 km² ce qui la positionne au 3èmerang des départements français Population : 388 400 habitants au recensement de 1999, et 400 052 en 2006. source INSEE Au milieu du XIXème siècle, la population de la Dordoge dépassait les 500 000 habitants. Actuellement la population est vieillisante et le déficit dû au solde naturel (décès - naissances) est compensé par les immigrations, en particulier d'Anglais. Densité de population : entre 42 et 45 hab./km² Découpage Administratif : Les frontières administratives du département de la Dordogne se confondent avec celles du Périgord historique. Depuis 1972, la Dordogne est rattachée à la région Aquitaine. Le département est découpé en 4 arrondissements (Bergerac, Nontron, Périgueux, Sarlat), 50 cantons et 557 communes.
|
|||||||
![]()
|
Economie Les anciennes industries traditionnelles du Périgord, papeteries et forges, très actives aux XVIIIème n'ont pas perduré. La Dordogne est restée un département rural avec la production de fraises, de noix, de foie gras de canard et d'oie, de truffes (Sainte Alvère), de vins (vignobles de Bergerac, Monbazillac, Pécharmant...), la culture du tabac (Musée du Tabac à Bergerac). Le secteur agro-alimentaire utilise les matières premières locales.
L'usine du timbre à Boulazac (canton de Saint-Pierre-de-Chignac) est chargée de l’impression des timbres postaux ou fiscaux. Le tourisme représente environ 25% de l'économie départementale. La richesse du patrimoine, des sites exceptionels et...la gastronomie sont des atouts majeurs pour le développement du tourisme. |
|
![]()
|
Culture et Patrimoine Les monuments historiques |
|||
| Actuellement, la Dordogne compte 806 monuments inscrits à l'inventaire des monuments historiques, châteaux, abbayes, églises, chapelles, manoirs, demeures, moulins, colombiers.... Il est possible d'en consulter la liste sur le site Architecture et Patrimoine (cliquer sur Régions, puis Dossiers Documentaires de l'Inventaire, puis sur le département)
|
|||
|
Quelques Périgourdins célèbres.... Montaigne, Brantôme, Fénelon, Pierre de Lespine (qui constituera à la Bibliothèque nationale le fonds Périgord), Maine de Biran, Eugène le Roy.... |
|||
La culture occitane L’occitan ou langue d'oc restera pour une grande majorité la seule langue parlée par la population jusqu’au début du XXème siècle, époque à laquelle l'usage du français fût imposé dans les écoles. Une Société Savante, l 'École Félibréenne du Bournat du Périgord avec son bulletin "lo bornat dau Périgord" s'attache à conserver la langue, les traditions et les coutumes de la région. |
|||
Coï moun Sorlodés...moun poïs! Per el dournorioi tou Poris!!!... C'est mon Sarladais...mon pays! Pour lui je donnerais tout Paris!!!... "Lou ser al contou", 1936 Dr Boissel
|
|||
|
![]() |
Pour toute remarque, me contacter | |
APRH chez M. Jean–Pierre MEYNARD, Plaisance, 24190 VALLEREUIL / Marie France Achard/ Jean-Louis Filet / |