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Association Périgourdine pour la Recherche Historique et généalogique (A-P-R-H) .

MERLHIE de LAGRANGE

Essai terminé le 28 novembre 2003. Patrick Esclafer de La Rode.

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<<deux merles affrontés, accompagnés de deux étoiles posées en chef de l’écu >>
(armes parlantes, apposées sur un testament de 1782, sigillographie du Périgord, deuxième édition page 350, & armorial du Périgord, T II ).

Cette famille paraît originaire de la petite ville de Lisle, sur les bords de la Dronne, non loin de Bourdeilles, en Périgord, où le nom est connu dès le XVème siècle. L’abbé Farnier, dans son « Histoire de Lisle », parue en 1946, établit une filiation qui n’est pas exemple de critiques. Plus singulier encore, l’érudit Albert Dujarric-Descombes, dans le bulletin de la société historique et archéologique du Périgord, donne, à deux reprises, 1906 & 1924, des informations inexactes à son propos, alors qu’il en est proche allié.
Le fragment que nous donnons ci-dessous est dressé, en partie, grâce aux titres que nous possédons, pièces d’un procès important qui divisa les héritiers testamentaires et les réservataires, selon les lois alors en vigueur, de la succession de Jacques Joseph Aubinat de Savignac, sgr des Meneaux et de la Fouronnie, noble citoyen de Périgueux, + à Celles en 1802, procès dans lequel la famille Bardi de Fourtou était directement intéressée, et qui ne fut réglé qu’en 1824. L’acte de partage qui fut dressé le 7 août 1824, devant Texier, notaire à St Sulpice de Roumagnac, donne très clairement la descendance du couple Merlhie-Séguy, et il résulte d’une lettre de François de Fourtou à Georges de Lagrange, en 1823, que les titres établissant les parentés et les filiations avaient été signifiés dans l’instance.

Raymond Merlhie,

procureur d’office de la juridiction de Lisle x Catherine Gay, dont deux enfants :

puce François qui suit.

puce Jeanne x 1694, Jean de Rouchon sr du Ténac,

François Merlhie, sieur de Lagrange
Bourgeois de Lisle, x p.c. du 19 novembre 1695, Paliet, notaire, à périgueux, et le 24 en l’église Saint Front :

Marguerite Séguy, fille de Gaspard, Séguy, bourgeois de Périgueux, maître clerc au greffe royal, et de Dauphine Laubaréde, x en 1664.

Ils prennent en ferme du marquis du Lau d’Allemans la terre de Montardy, à Grand-Brassac, et résident au château. Le 16 juillet 1714, Sr François Merlhie, demeurant au château de Montardy, acheta de Mre François de Ferrand, éc., sgr de Montaubert, la métairie et maison noble de Vaudou, paroisse de Celles, pour 8000 livres et un cheval gris de la somme de 500 l ; le contrat fut passé au château de Montardy, par Audoin, n.r. Marguerite Séguy avait deux sœurs  et deux frères :
Françoise (1666-1697) religieuse ursuline, autre Marguerite x p.c.28 juillet 1694, Paliet, n., Jacques Aubinat, docteur en médecine, du bourg de Celles, grand-père de Jacques Joseph. Laurent François.
Ils firent leur testament mutuel devant Séguy le 15 mai 1731. Cinq enfants :

puceAntoine, sr de Lagrange x p.c 29-10-1728, Trémoulines n.r. Jeanne de Malet de La Jorie, dont il aurait eu 9 enfants, et un fils Georges, qui aurait continué ; les titres de la succession Aubinat de Savignac contredisent ce système, et il apparaît que cette postérité était totalement éteinte, lors du décès de M. Aubinat de Savignac. Les enfants durent en réalité mourir en bas âge, sauf peut-être une fille, Marguerite, qui, veuve se fut religieuse de Sainte Caire en 1771, et + 1793. M. de Lagrange est mort à Lisle en 1777 et sa femme en 1788. Ce fut sans doute leur neveu qui fut leur héritier

puceAntoine, religieux récollet,

puceJean, sr de Lafon qui suit

puceCatherine , religieuse Ursuline (1700-1771)

puceMarguerite , dame de la Foi (1701-1764)

puceJeanne , dlle du Claud x Pierre Peyrony, sr du Reclaud, du lieu des Cinq Ponts à Neuvic, sans doute sans postérité.

Jean Merlhie, sr de Lafon
Né le 7 juin 1711, à Montardy, paroisse de Brassac, + au bourg de Celles en 1776. Il a tenu un livre journal, de 1742 à 1772, que possédait Albert Dujarric Descombes, son descendant
X Jeanne Plumentie, à Celles en 1742,
Ils eurent cinq enfants, dont Dujarric Descombes indique que seules deux filles survécurent. Or, les titres de la succession Aubinat précisent clairement qu’il en existait 4 en 1802  :

puce Georges Merlhie de Lagrange, qui suit

puce Jeanne Merlhie , x 1776 Jean Baptiste Dujarric, notaire royal à Celles, d’où deux fils, Léonard et François, qui continuent leur famille.

puce Marguerite Merlhie Labatut non mariée, qui céda ses droits dans la succession Aubinat de Savignac à Guillaume Joseph Bardi de Fourtou.

puce Catherine Merlhie x Pierre Chapelou, sr de Saint Pey, juge de la juridiction de Villamblard & de Barrière, demeurant au Cinq Ponts, à Neuvic, dont au moins un fils François Chapelou, y demeurant en 1824, acquéreur en 1805 des droits de son père dans la succession Aubinat.

Georges Merlhie de Lagrange, écuyer, conseiller du Roi,
lieutenant assesseur en la maréchaussée générale de Guyenne, au département de Périgueux, depuis au moins 1769 jusqu’en 1790, bourgeois de Périgueux, ensuite homme de loi,  + le 31 octobre 1803. Il fut interné à Lisle pendant la Terreur. x Jeanne Moreau, de Blaye. Ils eurent huit enfants, dont seuls trois survécurent, qui acceptèrent sa succession sous bénéfice d’inventaire :

puce Joseph Elisabeth Georges qui suit ;

puce Françoise Marguerite née en 1764, x à St Silain de Périgueux, le 2 janvier 1788, Messire François de Peskay, noble citoyen d’Amérique, habitant Saint Domingue . En 1803, veuve, elle est domiciliée à Philadelphie et habite Paris auprès de son frère. Elle vit encore en 1824. Elle eut un fils, Georges Marguerite François, baptisé à Périgueux, paroisse St Martin, le 28 octobre 1789. Le père prend à cette occasion le titre de chevalier. Je ne connais pas son sort, comme j’ignore tout de cette famille de Peskay ou Pescay, et d’une éventuelle descendance, probablement à Philadelphie.

puce Jeanne Marguerite Victoire + à Lisle le 20-0561842, où l’on voit son tombeau et celui d’une partie de sa descendance, x le 4 juin 1789, Messire Bernard Charles Joseph de Chabaneix, seigneur du Chambon, ° 28-11-1765, à Périgueux, paroisse Saint Silain + au Maine , à Saint Pardoux de Dronne, le 14-06-1832, fils de + Mre Guillaume de Chabaneix du Chambon, lieutenant particulier, assesseur criminel en la sénéchaussée de Périgueux, et de Dame Marie Madeleine de Monteil de Fayolle. M. du Chambon ruina sa famille, eut un emploi dans les contributions indirectes, etc... se déconsidéra assez tristement. La postérité subsiste toujours, après avoir été très fortement marquée au XIXème siècle par tous ces revers.

Joseph Elisabeth Georges Merlhie de Lagrange
° Périgueux, paroisse Saint Silain, le 26-08-1769
+ Paris 7-02-1844 dans son hôtel, rue des Petites Ecuries, n° 43, inhumé au cimetière Montmartre. après ses études au collège de Périgueux, il fit son droit à Bordeaux, fut reçu avocat en parlement, et se fixa à St Domingue ; avocat au barreau du Cap français, il se réfugia à Philadelphie à la révolution qui ensanglanta cette colonie et fut officieusement agent politique et consulaire du gouvernement français pendant deux ans, le régime républicain n’étant pas reconnu. C’est à cette époque que fut gravé, à Philadelphie. un beau portrait en médaillon par un certain Saint Mémin, et qui est reproduit dans la bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord en 1906. Il regagna la France sur la fin de 1802, se fixa à Paris, et fut connu au barreau comme le plus éminent spécialiste du droit maritime. De 1807 à 1829, il fut avocat aux Conseils et à la Cour de Cassation, et revint ensuite au barreau de Paris, où il consulta jusqu’ à son dernier jour . Ses consultations imprimées forment 15 volumes in-quarto. Il avait épousé le 6-02-1794 à Philadelphie Elisabeth Françoise Moreau, réfugiée de Saint Domingue, et dont j’ignore si elle était parente de sa mère, ce qui est probable. Elle est morte à Paris le 21-04-1845, à 82 ans. Ils eurent trois filles, nées aux Etats Unis, deux mortes en bas-âge, Jeanne et Polymnie, et la suivante :

puce Elisabeth Georgette Angèle Athénaïs Merlhie de Lagrange. ° Philadelphie le 27-02-1794 ( 2 jours après le mariage de ses parents ?) + Paris 18-06-1875 dernière de son nom. X à Paris le 11-05-1815 avec

Jean Alexandre Le Pays de Bourjolly, titré comte de Bourjolly

° Cavaillon, Ile de St Domingue , le 20-03-1791, + Tarbes, le 13-09-1865 chef d’escadron, aide de camp du Maréchal Soult, chevalier de la Légion d’Honneur en 1813, Grand-Croix en 1865, général de division en 1845, Sénateur du Second Empire, inspecteur général de la cavalerie, etc.. J’ignore s’ils eurent postérité : le général avait un frère cadet, lui aussi promu général de division en 1851.

Dans le Grand Armorial de France, de Jougla de Morenas, on peut lire, en tête de l’article consacré à la famille Le Pays, de noblesse bretonne :« le rameau de Bourjolly est éteint, le nom et les armes ont été repris par la famille Mégard »


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